Vidéo : que faire si vous recevez un congé avec refus de renouvellement ?

par | 6 juillet 2026

Le congé avec refus de renouvellement est l’acte par lequel le bailleur met fin au bail commercial en écartant son renouvellement. Délivré par acte extrajudiciaire, au moins six mois à l’avance et pour le dernier jour du trimestre civil (art. L. 145-9 du Code de commerce), il ouvre en principe au locataire évincé un droit à indemnité d’éviction réparant l’intégralité du préjudice causé par la perte du fonds — valeur marchande du fonds, frais de déménagement et de réinstallation, droits de mutation (art. L. 145-14 du Code de commerce). Ce droit n’est écarté que dans des cas limités : motif grave et légitime imputable au locataire ou insalubrité de l’immeuble (art. L. 145-17 du Code de commerce).

La règle à ne pas manquer tient au délai pour agir : le locataire qui entend contester le congé ou réclamer son indemnité d’éviction doit saisir le tribunal dans un délai de deux ans à compter de la date d’effet du congé, à peine de forclusion. Passé ce délai, le droit à indemnité est perdu, quand bien même le refus serait injustifié.

📌 À retenir : recevoir un congé avec refus de renouvellement ne signifie pas partir sans contrepartie. Sauf motif grave et légitime, le locataire peut prétendre à une indemnité d’éviction — à condition d’agir dans le délai de deux ans. Pour approfondir, consulter nos pages renouvellement du bail commercial et indemnité d’éviction et indemnité d’occupation.

Sources : Code de commerce, art. L. 145-9 (Légifrance), art. L. 145-14 (Légifrance), art. L. 145-17 (Légifrance).

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